Coronavirus : comment des hackers exploitent la peur

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il y a 4 ans 1 mois #1 par Modérateur
131 460 personnes contaminées et 4 923 morts. Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus établi à 17 heures ce jeudi 12 mars affole une partie de la planète et les marchés financiers. Mais la crise ne semble pas arrêter les personnes mal intentionnées, bien au contraire. Alors que certains escrocs misent sur les masques, les cybercriminels ne sont pas en reste. Sur une carte affichant l'état de propagation de l'épidémie dans le monde, des hackers ont ainsi intégré un malware baptisé « Coronavirus Maps », détaille Futura-Sciences.

Depuis le début de la crise, c'est la carte interactive de l'université John Hopkins qui s'est affirmée comme une référence pour suivre l'avancée de l'épidémie sur la planète. Mais, dans le même temps, de nombreux autres sites ont vu le jour. C'est en misant sur cette profusion d'informations que des hackers ont déployé un site vérolé. Les internautes qui peuvent y accéder à travers un moteur de recherche sont invités à télécharger une carte et ensuite à la lancer sur leur ordinateur. Le fichier contient, comme promis, une carte affichant en temps réel, les infections et décès liés au coronavirus sur la planète. Mais, dans le même temps, à l'insu des utilisateurs, un malware s'installe aussi sur l'ordinateur. Celui-ci, baptisé « Coronavirus Maps » et découvert par « MalwareHunterTeam », peut récupérer votre historique de navigation, vos identifiants et mots de passe ou encore les cookies de votre navigateur. Autant de données qui peuvent permettre d'accéder à votre compte en banque ou encore votre boîte e-mail. Bonne nouvelle toutefois, plusieurs éditeurs de logiciels antivirus se sont déjà adaptés face à la menace.



Pièces jointes et faux sites
Au cours des dernières semaines, plusieurs autres actions ont été menées par des pirates informatiques afin de profiter de la peur causée par l'épidémie de coronavirus. Comme le précise Le Parisien, le phishing a notamment fait partie des méthodes privilégiées. Des hackers se sont ainsi fait passer pour des agences gouvernementales, l'OMS ou encore la Croix-Rouge, en affirmant avoir des informations cruciales sur le coronavirus. L'objectif ? Inciter les internautes à télécharger des pièces jointes pouvant contenir des virus. Dans d'autres cas, il s'agit de mettre à jour un programme pour accéder à des informations ou encore de se connecter à un faux Google Drive pour consulter un document présenté comme officiel.

Selon l'entreprise israélienne Check Point, plus de 4 000 noms de domaine liés au coronavirus ont été enregistrés à travers le monde depuis le mois de janvier, 3 % d'entre eux contiennent du contenu malveillant et 5 % sont considérés comme suspects. Afin de limiter les risques, la compagnie spécialisée dans la cybersécurité invite à être prudents avec les e-mails provenant d'une source inconnue ou dont l'adresse contient des erreurs d'orthographe.

Par LePoint.fr - Le Point - jeudi 12 mars 2020
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